(merci àSHEERNINqui parses motsm'a renvoyé à mes propres sensations)
homme qui marche à la pensée
vagabonde… cette sensation d'être spectateur, je la recherche quand je passe dans des rues que je ne connais pas… il y a aussi celles qu’on ne reconnait plus, parce que ça n'est pas l'heure
habituelle... que les gens sont rentrés chez eux... que l’on est seul dans ces rues molles qui attendent le lent demain à venir, quand le jour s’est déjà noyé dans les ombres qui
remontent
les rideaux ne sont pas tirés
& dans chaque fenêtre des êtres se déplacent, comme dans un aquarium ils circulent derrière la vitre, inconscients de mon regard en empathie
je saisqu’il y a là-haut des peines & des joies, des tracas & de l’insouciance, de l’ennui & de
l’enthousiasme, du sommeil & de la veille, de l’amertume & du miel, de la colère & de la tendresse, des mensonges à ne pas révéler, des remords & des regrets éternels avec
lesquels il faut bien vivre
j'aime être le piéton dansl’intervalle… à
la marge de la ville, & absorber la semi-vie qui suinte des intérieurs crépusculaires comme la chaleur s'échappe par de vieilles fenêtres qui ferment mal... la réalité transpire par tous les
pores des façades… je n'observe pas, je ressens : atmosphères, psychologies, émois, détresses... malgré moi j’assimile tout ça, je m’en nourris, je l’annexe, je l’accapare… ogre nocturne des
ignorances douillettes & des innocences inquiètes… pêcheur qui voit ses filets se lancer d’eux-mêmes dans le cours des choses, & rapporter ce que leur tamis a retenu
mais je ne garde rien pour
moi : je restitue au grand jour ce que je prends comme un rôdeur… j’évoque les états d’âme, les lieux, les objets… je propose l’alchimique énigme, à chacun de trouver en soi la
clé
avec ma pipe qui ronchonne à cause
du tabac trop humide, rêveur & méditatif, je suis celui qui déambule pour vous
"les hallucinations dangereuses peuvent venir le jour ; mais, elles viennent surtout la nuit. Par conséquent, ne
t'étonne pas des visions fantastiques que tes yeux semblent apercevoir."
Lautréamont
sur 1 Tumulus d’Abus
l’Artiste Pathétique lance aux Soleils d’1 Instemps
ses volutes arborescentes
altérations merdiques tragiques métaphysiques
du Bonhomme spéculatif…
le Non-Être se réjouit de sa Non-Existence
1 Obscénité est lâchée : l’Écho n’en veut pas…
elle disparait dans l’insondable gouffre de la chrétienne charité
cache sexe du Saigneur perdu dans ses vignes
linceul absorbé dans l’émerveillement d’1 monde décrépit
où se fondent les ombres
où l’aspect cul-à-tifs l’emporte sur l’aspect merde-aux-zoïdes
lorsque l’on dispose d’1 tel potentiel de Tourbillon
la Morts’effa
d’elle-mê
fétide putride nauséabonde atomisée
l’Ogre a faim : il part à la recherche d’1 Proie facile
ses Grandes Couilles laissent 1 double Sillon sur le trottoir bitumeux
d’1 Ville maintenant désertée par les Enfants
sinistres Reliques des mauvais jours d’avant avant
perdu dans des rêves érotiques & constipétoires
je ne me lasse pas de la statue de marbre froid
qui me tend 1 index accusateur
mais je n’ai pas à me justifier aux yeux aveugles d’1 statue
polie & immémoriale glacée comme le Temps arrêté
Pennis est ma statue préférée : Pennis est la bonne anglaise
je la saute tous les lundi : c’est la semaine anglaise
c’est ma préférée
c’est d’ailleurs la seule que j’ai
la seule qui me reste
on m’a enlevé les autres
quelquefois dans mon sommeil
je rêve que j’en trace les contours du bout de mes doigts
& elle dodeline de la tête
quand elle éternue c’est qu’elle a atteint l’orgasme
j’aime bien Pennis : elle sait rester à sa place
ça n’est pas rien pour 1 statue
Pennis c’est le Beau plus ressemblant
1 nuit que j’étais ivre & curieux de cette déesse goguenarde
je l’ai renversée sur le divan
Pennis est 1 statue de marbre froid
froide comme le Temps qui fuit
sournois voleur & rapace
dans la Nuit qui est là
qui conserve les poses
qui conserve les pauses
je me retiens encore
l’Anomalie Est
dans la Nature
elle Est la Nature
la Naturede la
Nature
des choses & des sons
des roses & des sens
l’Esprit enfin révélé à Lui-même écope les dernières gouttes d’1 jus figé
les Parfums capiteux se bousculent au Portillon des éprouvettes à Beauté
& le Monde devient s’1 sensibilité exquise
l’aberration succédanée devient floue
l’éternel relatif devient suppliant
l’Équivoque est la cataractéristique majeure
de cette Quête intrigante qui déconcerte
l’électromagnétisme se propage
je me retiens encore
l’Illusion généralisée se découvre
devant les cortèges officiels & dans le réchauffé des plats nets
dans le Néant l’Être se réfléchit
miroir à quiproquo coco
le métro ouvre sa gueule d’où émerge la rue
la rue meurt
le dIEU tousse : on l’envoie chier
il y va
trainant tristement derrière lUI sON pot
lié par 1 pelucheuse ficelle à sON maigre poignet
il a perdu ses Textes
Sinaï rien y comprendre
dans le Ciel passent des avions & la Foule applaudit
le spectacle avait commencé en avance mais moi j’étais en retard
je me retiens encore
passe-moi le Ciel !
des enfants jouaient à la marelle
1 noyé de fraiche date flottait paresseusement à la surface du canal
les gens massés sur les gradins regardaient le torero éventré
les anges tripotaient le bout de leurs ailes : ils se plumaient pour la
soupe
le parler du Quotidien se promenait dans des lieux communs
1 jour fait-il 1 différence quand le gladiateur sur sa croix agonise ?
les Rochers qui nous semblent éternels
sont entamés par les siècles passés
je me retiens encore
1 jeune femme quitta le lit de son amant
cédant à sa diarrhée les clés de son existentialisme
à l’orchestre on jouait Mozart
au paradis on jouait Bach
j’observais impassiblement
les arbres dans le vent
les douze chiens errants
le martèlement du Temps
aux Puces les opus !
mes sens renouent rapidement avec l’ennui & la léthargie
le sommeil sans rêve approche
je me retiens encore
à la surface des jours des heures de chaque instant
sur les écailles de Toute Chose
tombentombent les Masques
cortège funèbre de sensations usées & de ressouvenirs & d’habitudes & de
manies
tournetourne le Monde qui se donne 1 mal de chien
les flots paresseux d’1 Temps désarticulé conduisent la Vie
jusqu’au terme incertain
le Miroir incandescent de la Réalité obtuse & obstinée
ne vaincra son reflet que par l’esprit de Ruse
le Cosmos dans sa soulographie se balade dans la Nuit
les chiffres du radioréveil… le poids de la couette… le rideau qui se soulève sous
l’air de la fenêtre entrouverte… les ombres des meubles trop grands pour ce que j’ai à y ranger… elle a vraiment changé de vie… tout laissé derrière elle… c’est de son cul somptueux dont j’ai
envie… là… maintenant… j’y pense… c’est ce que j’avais remarqué d’abord… juste son cul somptueux faussement offert quand elle se tournait sur le côté & me le laissait là à mon regard mine de
rien… hôtel du cul tourné elle appelait ça… c’est là que j’ai habité un certain temps déraisonnable… hôtel du cul tourné histoire de couple… histoires de couples… je m’tourne & je sais que tu
guettes mais va t’faire cuire un œuf… je m’souviens ces décorations de Noël que j’avais accrochées partout avec les enfants… on se cognait la tête partout… y’avait ces boules pour le sapin que
j’avais fixées à un lustre… elle s’y cognait toujours la tête en se levant de SON canapé… & elle râlait à chaque fois contre ces boules… ce sont les miennes j’ai dit… ce sont les miennes… comme
elles ne servent plus je les ai accrochées là… tu n’es pas drôle a-t-elle répliqué… non… je ne suis pas drôle… ce cul somptueux faussement offert… l’autel du cul tourné s’était transformé hôtel du
cul tourné… notre intimité… pouvoir te saisir dans ton sommeil mouvant… dans un soleil couchant… ouvrir tes cuisses prendre ta poitrine respirer ton souffle s’ensabler dans les dunes du plaisir
mais trop envie de pisser obligé de m’lever
les fantômes s’éloignent
je reste dans le noir pour m’asseoir sur la cuvette des chiottes… respiration ralentie… encore celle du sommeil… faudrait la préserver & pouvoir se recoucher mais déjà c’est déjà
trop tard
visage au savon & à l’eau froide
paraît que l’avenir appartient à ceux qui s’lavent tôt…
cuisine
café
radio
rrrrôôââârrr
tous les bruits résonnent & portent tellement plus dans la nuit… comme la moto
qui sillonne les rues… la chasse semble ouverte… tous les bruits résonnent & portent tellement plus dans la nuit… pourtant la nuit on est toujours seul...je l’aime & je la déteste à la
fois
Parfois je levais les yeux jusqu'à quelque vaste appartement ancien dont les volets
n'étaient pas fermés
et où des hommes et des femmes amphibies, se réadaptant chaque soir
à vivre dans un autre élément que le jour,
nageaient lentement dans la grasse liqueur
quelques milliers de pages faciles en fait à résumer :
je prends quelques lignes "Du côté de chez Swann"...
j'ajoute quelques lignes de "Le temps retrouvé"...
& voilà le travail !
Proust c'est pas grand chose en fait... on s'en fait tout 1 monde !...
(j'ai mis en vers 1 montage de phrases pour montrer quelle musique il y a dans cette écriture & je signale aux copieurs que c'est 1 idée que j'ai réalisée en 1983 sur l'ensemble de
l'oeuvre alors avant de me piquer l'idée...)
Les lieux que nous avons connus
n'appartiennent pas qu'au monde de l'espace
où nous les situons pour plus de facilité.
Ils n'étaient qu'une mince tranche
au milieu d'impressions contigües ;
le souvenir d'une certaine image ;
et les maisons, les routes, les avenues,
sont fugitives, hélas ! comme les années.
Il ne me semblait pas
que j'aurais encore la force
de maintenir longtemps
attaché à moi
ce
passé
qui descendait déjà si loin.
Du moins, si elle m'était laissée
assez longtemps
pour accomplir mon oeuvre,
ne manquerais-je pas d'abord
d'y décrire les hommes
(cela dût-il les faire ressembler à des êtres monstrueux)
comme occupant une place
si considérable
à côté de celle
si restreinte
qui leur est réservée dans l'espace,
une place au contraire prolongée
sans mesure -
puisqu'ils touchent simultanément,
comme des géants plongés dans les années,
à des époques si distantes,
entre lesquelles tant de jours sont venus se placer -
dans le Temps.
c'est du lourd hein ?... finalement c'est trop bien Proust !
à ce stade du récit véridicque des aventures cocasses & distrayantes du personnage principal certains penseront qu’il semble
y avoir surabondance de cons de braquemarts & de trous du cul ?… c’est fort juste & ça n’est pas fini !… il s’agit d’1 œuvre de
salubrité publique consistant à réveiller les assoupis du P.A.F. ! à secouer le chêne libéral pour qu’en tombe les glands ! à électroQT les bonnes consciences & le politiquement
correct de tous les liberticides ! extrémistes de toute religion : ceux qui pélerinnent à genoux ! ceux qui lapident les femmes adultères ! ceux qui zigouillent à tour de bras
leurs contemporains au nom d’un dieu qui n’existe pas ! ceux qu’horrifient les poils mais qui savent se réjouir ou qui profitent de la misère ou de la mort des autres !… toujours les
autres !… je ne connais rien de plus beau qu’1 cul de femme ! & je le redirai : la morale n’a rien à voir dans cette affaire !… nous parlons de vérité !… comme le
geste d’1 enfant qui se serre contre ses parents pour leur faire comprendre combien il les aime… les corps exultent… c’est bien le moins !… les rabougris de la lubricité n’ont qu’à se
brancher sur la météo ! sur les manuels de savoir-se-faire-chier des comtesses de Mes Deux qui se vendent bien ! ou pire : sur les journaux télévisés ! mais je risque de me
répéter non ?... probablement qu’il existe 1 monde où nul ne pète ne pisse ne chie ne fait l’amour ?... 1 monde sans trou ni poils ? où l’on rit bouche cousue ? où l’on
disserte sur Kierkegaard ? où tout n’est qu’apparence ?… 1 monde de castes… 1 monde où l’éthique est 1 slogan publicitaire pour entreprises en mal de d’image… 1 monde où l’on veut faire
rêver à 1 consensus mou comme si ça pouvait exister !… comme si ça pouvait faire rêver !…
ce week-end deux couples d’amis nous rejoignent pour quatre jours... amis de longue longue date... amitié affection confiance
estime & admiration réciproques... forcément des discussions où le coq & l’âne jouent à saute-mouton jusqu'à deux heures du matin accompagnées du vin qui ne saoule jamais car dans ces
moments l’ivresse de l’amitié est plus forte... ensemble à vingt ans dans les mêmes circonstances nous refaisions le monde... à quarante & quelques piges toujours pas en accord avec lui nous
ne nous y sommes pas faits notre énergie est toujours intacte nous ne nous sommes pas repliés sur nous-mêmes mais certaines illusions sont passées... certaines questions essentielles sont
réglées... ou ne se posent plus pareillement... ou plus du tout… à cet âge on est déjà des survivants... ça change tout…
les gens que l’on connaît depuis longtemps ont toujours l’âge de la première rencontre il en est de même pour soi lorsqu’on est
avec eux… pour moi Anna aura toujours trente ans … c’est pareil avec les amis : réunis nous avons toujours entre dix-neuf & vingt-cinq ans...
temps & matière sont intimement liés… nous en connaissons d’abord ce que nous disent nos sens puis nos spéculations… mais le
travail de la mémoire se fait dans 1 temps différent où temps durée & perspective ne s’accordent plus... l’amitié est 1 œuvre de l’esprit : elle travaille en secret à se construire… la
place qu’elle y occupe est sans proportion avec le reste & sa puissance d’évocation plonge dans le temps franchit les barrières dépasse les bornes des années passées... nous nous retrouvons…
& par 1 transformation mystérieuse des substances qui se sont développées hors de nous dans l’espace & dans le temps notre apparence actuelle reflue comme 1 être chimérique s’évanouit
avec le jour lorsque les ombres apparaissent avec le retrait progressif de la nuit pour laisser revenir l’original & rétablir la continuité vraie... il arrive qu’on ne puisse voir les amis
qu’une fois par an - parfois moins parce que c’est la vie qui fait ça mais ça ne change rien… on reprend la conversation comme si elle était de la veille & sitôt quittés on a déjà envie de
les revoir pour partager encore avec eux ces moments de détente où l’on est soi-même où aucune contrainte extérieure n’existe plus…
loin des yeux jamais loin du cœur : voilà le deuxième secret… on parle toujours de ce qui tient à cœur on rit à plein
ventre les nuits & les jours sont toujours trop courts on est en sécurité…
faut-il faire se rencontrer les amis véritables qu’on a de cercles différents ? la plupart des gens évite cela comme on
évite ce qu’on tient pour 1 faute de goût... c’est probablement 1 erreur... les amis véritables sont des gens de cœur & on ne doit pas les sous-estimer… certaines rencontres peuvent paraître
étonnantes a priori elles sont pourtant toujours fructueuses : l’estime & l’affection tiennent lieu de passeport d’étonnante la rencontre détonnante devient détonante généreuse... le
temps qui est le comptable en chef fait le tri des vrais amis comme des grandes œuvres…
la mémoire est 1 œuvre de l’esprit elle travaille en secret à se construire... qui
sait jusqu’où peuvent nous emmener nos rêves nocturnes ? les songes éveillés voilà la réalité... le rêve en son propre langage... où rien ne se créé mais où tout se transforme... des
chimères célibataires au bras de poètes voyants... le rêve est le langage des oiseaux : rêve d’universel... notre dernière image : 1 image de nous ou cette image fulgurante empreintée
dans nos yeux dans la dernière ultime fraction de seconde ? y a t-il des lieux pour vivre & d’autres pour mourir ? chaque heure blesse la dernière tue... les plus longues heures
sont à venir & vivre est du plus haut comique : de celui qui tue… voilà qui est du plus haut cosmique... blanche est l’aube sur la terre inconnue... blancs sont les spectres dans la
lumière blanche... toute la fragilité est là dans ce tressaillement du vrai plus ressemblant il est là le vertige : entre le faux blanc & le faux rouge avons-nous 1 autre choix
que de nous fixer la Vérité pour but ? suivons notre intuition & la route qui mène à la marge... effacer les mots nommer les choses les deux profils du même visage... les mots font mal
par leur puissance voilà la réalité : il s’agit de bien les entendre... jusqu’au blanc ultime jusqu’au rouge ultime… puisque nous ne voyons pas les couleurs (nous ne percevons que
l’invisible ne réfléchissant pas la lumière) nous devons les entendre... la littérature est sédimentation... la rivière de notre inconscient y dépose ses alluvions son limon
fertile
il avait écrit jusqu’à quatre heures & s’était réveillé à huit… pour se sentir à
neuf il avait eu besoin de pas mal de café & de jus d’orange…
comme toujours la nuit avait été bonne pour lui… la température était descendue…
presque fraîche elle lui avait permis de garder la fenêtre ouverte avec plus de confort que dans la chaleur humide de la journée… sur le dos 1 polo & 1 de ses vieux gilets de laine tricoté
par sa mère vingt-cinq ans auparavant & qui sentait la tabagie… 1 velours confortable sur les fesses 1 rangée de pipes & 1 provision de tabac… rituel inchangé depuis des décennies… la
nuit avait toujours été son amie… seulement elle était poussessive… elle ne voulait pas qu’il dorme… à cette condition elle lui permettait tout… elle lui offrait ses fantasmes il pouvait lui
chercher des poux dans la tête des poux bien gras bien juteux… il était fidèle à la nuit… jusqu’à l’aube
sur son tapis volant fait des notes du jazz qui volaient comme les chaussures des
frères Nicholas sur le parquet ciré
ça n’avait pas toujours été comme ça… la plupart du temps réussir à écrire puis à se
faire enfin publier c’est comme 1 sale bouton : il faut que ça mûrisse longtemps & puis 1 jour ça pète ça gicle ça asperge ! & en attendant les lettres de refus s’additionnent
& le découragement croît : pour qui écrire si on n’est jamais édité ? pourquoi ne pas tout arrêter plutôt que de se faire croire qu’on est écrivain ? pourquoi ne pas continuer
sa petite vie sans trace sans sillon au lieu de croire qu’on laissera quelque chose derrière soi ? rien devant rien derrière & adios !
en gardant sa pipe à la bouche il était allé chercher le journal dans la boîte aux
lettres… il pouvait avoir toutes les publications sur Internet mais l’en avait marre de se faire bouffer les yeux par les rayons électreniqueurs… communiquer avec la planète entière
& ne voir personne c’était vraiment pas son truc… & ça ramène plein de virus cette saloperie… on sait pas ce qu’on peut attraper… pas facile de mettre 1 préservatif sur l’ordinarrateur…
& puis sitôt qu’on se branchait sur 1 site on recevait des messages de chiottes… ça lui cassait les noix ça l’empêchait de respirer ça l’empêchait de prendre son temps… & le temps dans
lequel nous passons doit se prendre au vol… il n’avait jamais cru à 1 seconde chance… pas avec tout ce qui peut se passer entre temps
c’était 1 journée comme celle d’aujourd’hui… on n’se serait pas cru encore en été…
c’était le premier jour du mois de septembre & il était gris moche bruineux… en 1 nuit on avait changé de saison…
derniers échos de l'espace