le même cauchemar depuis l’enfance… régulièrement… au moins 1 fois par
mois… je suis abonné à ce cauchemar… & il me terrifie toujours autant… pourtant aujourd’hui que je suis 1 homme mûr je devrais le maîtriser…
mais non
& toujours cette voix en moi… qui me...
lundi… en sortant pisser dans
mon jardin le nez dans les buissons odorants j’ai vu le araignées à l’œuvre… elles me semblaient plus affairées que d’habitude… mais peut-être était-ce dû aux réparations nécessaires après la
pluie & le coup de vent de la nuit précédente ?
...
c’est lorsque j’ai écrasé du plat de la main la mouche qui
m’énervait depuis un bon moment & que j’ai vu quelque chose briller là où j’avais laissé la mouche morte que j’ai pressenti quelque chose…
je sais bien qu’une mouche n’est pas faite comme un humain…
mais si elle...
le monde existe... ça j'en suis presque sûr... pas totalement sûr...
à quoi ressemble-t-il ?
j'ai des doutes...
je me demande si je ne fais pas fausse route ?
il n'y a pas de routine... chaque matin est 1 nouveau monde...
ça n'est pas de l'optimisme mais de la résignation
hier...
légendes légendes !... que savez-vous des légendes ?... des récits
fabuleux ?... qu’on se raconte à la veillée ?... vous ne savez RIEN !... vous ne croyez pas à tout ça… ça n’est que distraction… maléfices… morts qui reviennent… châteaux en marche
vers...
lourdeur de l'air... se coucher nus côte à côte sur les draps frais... les volets tirés avec juste une fente verticale laissant passer un bras de
lumière & de vent entre deux pans d'ombre
obscurité violacée de ciel d'orage
du dehors brève clarté aveuglante...
les 2ères pages du roman en cours :
les chats mangent-ils les
chauves-souris ? se demanda Alice
& les chats chauves mangent-ils les souris ?… & les mauves
houris ?
& la poule dit au dieu : je suis née avant toi
...
1 semaine que l'automne avait commencé à se manifester... précédé de bourrasques & de pluies froides...
l'atmosphère de vacances était passée... durant le chaud été qui venait de s'éteindre ils avaient pris tous leurs repas dans le jardin... souvent en début de soirée des amis...
la nuit était tiède quand ils sortirent vers 1 heure du matin
j'ai envie de marcher 1 peu... tu préfères rentrer ?... non... je suis d'accord... je ne travaille pas avant 14
heures... il fait bon... & puis je n'ai pas très sommeil...
ils...
c'était 1 des dernières fois qu'il passait la porte cochère de cet immeuble
chargé de tant de souvenirs... le déménagement s'effectuerait la semaine suivante... les copains avaient été réquisitionnés... on ne va pas poser 1 plaque commémorative !... de toute façon... les
souvenirs...
cette nuit j’ai rêvé… 1 cauchemar plutôt
je voyais des spectres pénitents avancer têtes baissées en flottant dans l’air… ils
déambulaient près d’1 vieille abbaye… je ne connais pas ce lieu… je ne sais pas comment il est venu dans mon esprit
l’atmosphère était...
cette maison me terrifie
je ne me souviens plus comment je m'y suis retrouvé...
je crois que je cherchais 1 endroit retiré pour mettre au point 1 roman que j'achevais... je ne voulais pas être dérangé
l'agent immobilier a poussé la porte qui a grincé & poliment m'a laissé le...
je sais que je vous ai déjà parlé de l'escalier...
mais je n'avais pas encore osé vous parler du grenier...
parce que je n'y suis allé qu'1 seule fois... 1 unique fois...
& que depuis il hante mes nuits...
depuis ce soir où ayant 1 peu bu j'ai...
j'aime me promener au lever du jour lorsque la brume enserre encore la forêt comme 1 linge humide
l'odeur lourde de l'humus
le silence qui précède le réveil des oiseaux
& ces créatures magiques qui ne se sont pas encore dissipées avec le soleil
avant...
Où... pensa Raskolnikov en reprenant son chemin... où donc ai-je lu l'histoire d’un condamné à mort qui...
une heure avant l'exécution... dit ou pense que s'il devait vivre quelque part sur un sommet... sur un rocher où il n'y eut qu'une plate-forme si étroite qu'on ne put tout juste...
jamais je n 'osais regarder cet escalier
j'avais toujours l'impression d'1 présence funeste
les murs lépreux les marches pourries la rampe branlante
& cette odeur... 1 odeur de moisi... de décomposition...
cette maison abandonnée n'était qu'1 cri de douleur
l'aube allait se lever
& sous le regard des 3 lunes le géant avançait au milieu de ses troupes
la multitude était prodigieuse
il n'y aurait pas de quartier
on savait que lorsque les 3 lunes réapparaîtraient
la terre serait gorgée du sang des milliers de morts...
c’est dimanche… ce pourrait être samedi ou lundi… je travaille chez moi à mes
bouquins le jour ou la nuit… le jour & la nuit… ça dépend… seules les heures comptent… jusqu’à la dernière… voilà qui rend libre
j’ai le temps d’écrire presque 1 livre par an… ma baraque est...
VOUS QUI ENTREZ, LAISSEZ TOUTE ESPÉRANCE.
Plaintes, soupirs et clameurs et hauts cris
Résonnaient là, parmi l'air sans étoiles
Langues de toutes races et paroles horribles,
Mots de douleur et accents de colère
...
J. Bronsbody est le double des jours maussades
non qu'il soit maussade lui-même... non... mais il a eu la malchance de naître 1 sale jour d'automne où
tout semblait... était gris... sans teinte... c'était 1 jour chassieux... brouillasseux... bruineux... aucun rapport avec...
je regarde les vivants & je sens que je m’éloigne... je me retire... mes yeux ne fixent plus
rien... ils sont en dedans... ils sont déjà partis en éclaireurs... pour éclairer quoi ? où ? les choses & les êtres ne les retiennent plus… qui a dit que les yeux sont le reflet de...
le soleil d’hiver disparaissait
derrière les arbres du jardin dans le déchirement crépusculaire… la nuit pas encore là se faisait désirer... question de minutes… ses plis de satin se dessinaient peu à peu en flots sombres sur
la ville perdue dans une brume fluorescente...
que se passe-t-il si l'on prend la 1ère phrase d' "Ulysse" de Joyce & la dernière phrase du
"Voyage au bout de la nuit" de Céline ?
Majestueux & dodu, Buck Mulligan parut en haut des marches, porteur d’un bol mousseux sur lequel reposaient en croix rasoir & glace à...
chiffons guenilles hardes loques fripes nippes oripeaux haillons enfants de
la patrie le jour de croire est-il arrivé ?
fesses de Bloom sur la cuvette & le cul blanc de Molly sur la commode…
le noirpetipoilu de Molly...
après avoir déambulé durant 1 éternité
c’est-à-dire moins d’1 instant
& plus que mille ans
dans les ténébreux passages souterrains
des profondeurs telluriennes
là où les spectres ne connaissent pas le Temps
puisqu’il n’y a pas...
bientôt Noël… ça faisait des années qu’il n’avait pas neigé au mois de décembre… il
ne dormait pas parce qu’il n’avait plus de cigarettes… des heures qu’il avait envie d’1 cigarette… il était énervé… à cause de ça… tellement de boulot qu’il n’avait pas trouvé le temps d’aller
pisser…...
la mer est 1 surface
qui me renvoie comme 1 miroir
elle ne veut pas de moi
comme je ne veux pas d’elle
l’océan profond m’appelle
je m’y glisserai lentement
comme dans 1 lit moelleux
& j’y sombrerai
comme dans...
« jamais deux fois dans le même fleuve »
remonter le courant jusqu'à la source
poser ses filets dans le flot
penser plus fort certains mots
retenir certains mots
laisser les autres s’écouler à travers le tamis
faire ses...
le bois commence à dix pas de la maison… la balade matinale commence tout de
suite… un pull & une bonne vieille veste de velours suffisent… pas de vent... un brouillard épais qui ne laisse résonner que le bruit du ressac… la température est convenable… le bois
traversé sous les...
attendre que le téléphone sonne… qu’il sonne !… qu’il sonne comme s’il allait
apporter une idée neuve à la page blanche qui attend !
la page blanche qui attend comme une taverne ! une taverne avant l’ouverture !
quand les verres sont lavés les cendriers...
la terre si sèche laisse l’eau ruisseler... au bas de la pente les ruisseaux se forment... ils
grossissent se rejoignent... la pluie tombe toujours... les fleuves en crue débordent & bouillonnent en se jetant dans la mer qui se gonfle... sur la Pangée ultime !...
du...
aujourd’hui j’ai dit à Tom que c’est moi qui faisait les livraisons... il a voulu savoir
pourquoi... mais je n’ai pas de comptes à lui rendre...
alors j’ai pris la camionnette & je suis sorti de la ville...
pas besoin d’aller loin pour trouver le désert : on...
il se passe des choses bizarres... j’ai des idées tordues qui me viennent... comme
si je faisais des cauchemars éveillés...
parfois quand je traverse la rue j’ai l’impression de ne pas reconnaître la
ville...
pourtant tout à l’air à sa place...
mais...
pas de souvenirs mais des impressions... ça oui... & les gens me connaissent... & me reconnaissent... DONC je suis bien là...
à 9h00 Kate & Paul arrivent... comme tous les matins... moi j’ai déjà mis en place les
fruits & légumes du jour... ils vont chacun...
8h30 a-m... en me rendant comme tous les matins au magasin Alamogordo dans la rue principale j’observe que la température est toujours aussi chaude... & l’air est sec... quel été !...
madame Smith me salue de sa fenêtre... je sais qu’elle me guette... dès que je soulève le...
je me demande si la Mort est bonne ?... si finalement ces 2 anges n’en sont pas qu’1 ?... les deux faces de notre ange gardien qui nous accompagne depuis
notre naissance jusqu’à ce que l’heure ait sonné... je me souviens vaguement être mort... je crois... était-ce...
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