la nuit est là , ambiante,
avec ses bruits souterrains du monde
d’en-dessous
nuit électrique : un orage couve
le monde assoupi transpire toujours
des effluves de charogne m'assaillent un court instant
ma conscience me tient éveillé
je regarde les vivants dans leur sommeil
& je sens que je m’éloigne, que je me retire
mes yeux ne fixent plus rien : ils sont en dedans
& puis l’aube : pâle comme un linceul
dimanche matin
sur la Terre
derniers échos de l'espace